Oiseaux sauvages

Nous avons toujours des questions au sujet de la grippe aviaire et la chasse aux oiseaux sauvages. C’est normal, nous sommes une pourvoirie de chasse aux oiseaux migrateurs. Afin de bien répondre à vos questionnements à ce sujet, voici un texte explicatif. Préparé par le MFFP, MSSS, MAPAQ, en avril 2022. 

Grippe aviaire

Mise en contexte

Avec l’ouverture de la chasse au dindon sauvage le 29 avril prochain et la découverte de cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), du sous-type H5N1, chez des oiseaux sauvages au Québec depuis le début avril 2022, voici les réponses aux principales questions qui pourraient vous être adressées de la part de vos clientèles et partenaires.

Voici les réponses aux questions fréquemment posées

1- Est-ce que je peux contracter l’influenza aviaire par un contact avec des oiseaux sauvages?

Les risques de transmission de l’influenza aviaire à l’humain par les oiseaux sauvages sont très faibles. Les contacts étroits sont rares et surviennent généralement à l’extérieur et non en milieu fermé. Les mesures de base suivantes sont tout de même recommandées. Cela permet de réduire les risques associés à d’autres zoonoses, comme la salmonellose :

  • Évitez de nourrir les oiseaux aquatiques, lesquels ont tendance à former de grands rassemblements propices à la propagation de maladies.
  • Évitez de toucher ou de manipuler les oiseaux sauvages, particulièrement les oiseaux aquatiques comme les canards et les goélands qui sont les réservoirs naturels du virus. Si le contact est inévitable, utilisez des gants ou un sac en plastique doublé, tout en évitant le contact avec le sang, les fluides corporels et les excréments. Lavez vos mains avec du savon et de l’eau chaude, sinon avec une solution hydroalcoolique.
  • Les oiseaux habituellement présents aux mangeoires. Comme les mésanges, les chardonnerets ou les bruants, sont moins à risque d’être porteurs du virus de l’influenza, mais il est tout de même recommandé de maintenir une bonne hygiène aux mangeoires. À cet effet, les mangeoires et les bains devraient être nettoyés au moins une fois par semaine à l’eau et au savon à vaisselle. Si des oiseaux présentant des signes de maladie ou si des mortalités sont observées, retirez temporairement (environ deux semaines) les mangeoires et désinfectez-les en profondeur à l’aide d’une solution d’eau de javel à 10 % (9 parties d’eau pour une partie d’eau de javel). Portez des gants et évitez de vous installer près des surfaces où l’on prépare ou consomme de la nourriture pour faire l’entretien des mangeoires. Nettoyez les surfaces de travail et lavez vos mains à la suite de ces activités.
  • Pour voir la liste complète des conseils, consultez le site Web : https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/securite-sante-maladies/conseils-nourrissage-oiseaux

2- Est-ce que je peux contracter l’influenza aviaire par l’entremise d’un oiseau que j’ai chassé?

La chasse demeure une activité sécuritaire. Les risques de transmission de l’influenza aviaire à l’humain par les oiseaux sauvages sont très faibles. Les contacts étroits sont rares et surviennent généralement à l’extérieur et non en milieu fermé.

Voici quand même quelques précautions à prendre :

  • Évitez de chasser la sauvagine dans les zones où un foyer d’influenza aviaire a été signalé. Avant de commencer à chasser, vérifiez que les restrictions dans votre région n’ont pas changé.
  • Si vous devez manipuler votre gibier, utilisez toujours des gants ou un sac en plastique doublé, tout en évitant le contact avec le sang, les fluides corporels et les excréments. Lavez vos mains avec du savon et de l’eau chaude, sinon avec une solution hydroalcooliqremets mes liens avec goue.
  • Enlevez et lavez immédiatement les vêtements et les chaussures qui peuvent être contaminés par du sang, des excréments ou des sécrétions respiratoires.
  • Si vous tombez malade après avoir manipulé des oiseaux, consultez votre médecin. Informez votre médecin que vous avez été en contact avec des oiseaux sauvages. Ces mesures contribuent également à protéger les oiseaux d’élevage de l’introduction du virus au poulailler par des mains ou de l’équipement contaminé. Assurez-vous de respecter d’excellentes mesures de prévention et de biosécurité si vous êtes propriétaire d’oiseaux d’élevage ou de basse-cour.

3- Quels sont les comportements sécuritaires à adopter pour me protéger de l’influenza aviaire lorsque je manipule et que je consomme la viande de mon gibier?

La chasse demeure une activité sécuritaire. Aucune preuve scientifique n’indique que le virus puisse être transmis aux humains par la consommation de volailles, d’œufs ou de gibier de sauvagine préparés et cuits correctement.Il demeure toutefois important d’appliquer les recommandations habituelles pour prévenir les intoxications alimentaires. Les personnes qui manipulent et préparent les carcasses d’oiseaux sauvages devraient suivre les recommandations usuelles associées à la manipulation et à la consommation de toute viande de gibier.

On recommande entre autres de :

  • Toujours porter des gants à usage unique lorsqu’on dépouille ou éviscère un animal.
  • Bien cuire la viande de gibier pour atteindre une température de cuisson de 74 °C.
  • Ne pas manipuler ou manger d’oiseaux malades ou morts de causes inconnues.

4- Quels sont les risques de transmission de l’influenza aviaire au dindon sauvage et y-a-t-il un risque de propagation vers les élevages au Québec?

Aucun cas d’influenza aviaire n’a été diagnostiqué chez le dindon sauvage à ce jour au Québec, ni ailleurs au Canada ou aux États-Unis, et ce, malgré une surveillance rehaussée chez les oiseaux sauvages depuis les derniers mois.

Le risque de transmission de l’influenza aviaire du dindon sauvage aux élevages de volailles au Québec est négligeable. Le dindon sauvage et les autres espèces de galliformes ne sont pas considérés comme des réservoirs de l’influenza aviaire. Contrairement aux oiseaux aquatiques et de rivages (oies, bernaches, canards, goélands).

D’autres pathogènes peuvent être présents chez le dindon avec ou sans effet sur la santé des individus, mais généralement ayant peu d’impact sur la santé de la population de dindons. Une revue de littérature récente évalue que le risque de transmission de pathogènes du dindon sauvage aux élevages au Québec apparaît négligeable à faible.

Lien vers le rapport disponible sur le site Web du MFFP : https://mffp.gouv.qc.ca/wp- content/uploads/RA-pathogenes-dindons-sauvages-MFFP .pdf

5- En tant que chasseur, quels sont les comportements à adopter pour limiter la propagation de la grippe aviaire en milieu agricole?

La grippe aviaire se propage principalement par les excréments d’oiseaux. Il est donc possible de propager le virus par l’entremise des bottes. Vêtements ou véhicules potentiellement contaminés par les fientes d’oiseaux sauvages. C’est pourquoi les chasseurs qui chassent en milieu agricole sont encouragés à suivre certains conseils pour protéger la volaille. Ainsi, préserver de bonnes relations avec les propriétaires de terres agricoles qui donnent accès à leurs terres.

  • Restez à distance des bâtiments d’élevage et de la volaille domestique. Afin que votre véhicule, votre matériel et vos vêtements de chasse n’aient aucun contact avec ces lieux.
  • Respectez les demandes du propriétaire qui vous donne accès à ses terres.
  • Limitez l’usage de vos bottes et de vos vêtements de chasse (qui peuvent être contaminés par les excréments) à cette activité. Assurez-vous que le sang et les sécrétions d’oiseaux sauvages récoltés n’entrent pas en contact avec de la volaille.
  • Retirez et lavez vos bottes et vos vêtements après la chasse.
  • Lavez-vous les mains après avoir manipulé des oiseaux sauvages ou du matériel contaminé. Les chasseurs qui sont également propriétaires d’oiseaux d’élevage et de bassecour doivent redoublez de prudence pour protéger leurs oiseaux.
  • Pour ce faire consultez les recommandations du MAPAQ sur https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et- ressources-naturelles/sante-animale/maladies-animales/grippe-aviaire.

Informations complémentaires et liens